Addictologue
Christophe Hardy

 
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L'alcoolisme au féminin




 
Un mode de consommation particulier,
une addiction solitaire et cachée.


      De plus en plus de femmes sont prises au piège de l'alcool. Il est vrai que l'alcoolisme apparaît, en général, comme
      un attribut plutôt masculin. En réalité, un alcoolique sur quatre est une femme.

      Loin donc d'être épargnées par l'alcool, les femmes sont aussi plus sensibles et vulnérables aux effets néfastes de
      l'alcool: il n'y a pas dégalité entre homme et femme face à ce produit. La consommation d'alcool est socialement mal
      perçue chez cette dernière. C'est sans doute parce qu'elle est encore la première dépositaire de la vie, de l'éducation
      des enfants, le noyau de la structure familiale. Une femme qui abuse de l'alcool renvoie souvent une image très
      négative, une impression de déchéance morale et physique. Même si elle est très gaie et amusante en buvant, sa
      consommation est généralement mal perçue. Elle préfère alors se cacher pour consommer.  
      C'est ainsi que l'alcoolisme féminin est plutôt solitaire, à l'abri du regard des autres.

      Demander de l'aide, se découvrir, en somme, devient un pas souvent difficile à faire. L'image négative que l'alcoolisme
      véhicule devient un obstacle à la démarche de consultation médicale ou thérapeutique.
      Il est difficile d'évaluer la consommation de la femme. Elle la cache et la nie plus souvent que l'homme.
      Modifier le regard moralisateur qui est porté sur elles est nécessaire pour leur permettre d'oser demander de l'aide.

      Derrière les apparences de négligence, de laisser-aller, de renoncement, se cache toujours une détresse que l'alcool
      puis le regard des autres n'ont fait que renforcer.
      Les femmes boivent différemment des hommes et ce style de consommation doit être pris en compte séparément.
      L'alcoolisme féminin est difficile à décrire parce qu'il est aussi caché que la honte et la détresse qu'il soulève.


 


L'impact de l'alcool sur la santé de la femme.
 

      La capacité d'absorption d'alcool par les femmes reste de manière générale inférieure à la capacité d'absorption des
      hommes: à doses égales ingérées, les femmes présentent une alcoolémie plus élevée de 30%. Elles supportent
      moins bien l'alcool et sont ivres pour des quantités moindres. Elles sont plus vulnérables physiquement: à
      consommation égale, elles présentent plus de risques de développer une cirrhose ou d'autres complications.
      Par ailleurs, la quantité d'eau dans le corps de la femme étant plus faible, la concentration de l'alcool dans les tissus
      et dans le sang s'effectue plus rapidement que chez l'homme. Les fluctuations des hormones ovariennes durant le
      cycle menstruel affectent également le métabolisme de l'alcool et la prise de contraceptifs oraux et la ménopause
      augmentent la vulnérabilité de la femme face à l'alcool.
      Une femme alcoolique vit en moyenne dix ans de moins qu'un homme alcoolique.


 

 
L'impact de l'alcool sur la santé du bébé.
 
      Il nous semble essentiel qu'on prenne conscience de l'influence de l'alcool sur le foetus et des conséquences
      physiques et psychologiques de la consommation de la mère sur le bébé.
      L'alcool traverse facilement la barrière placentaire, passant ainsi de la mère à l'enfant. Selon le niveau et la durée
      d'alcoolisation de la femme pendant sa grossesse, les conséquences sont variables: avortement spontané,
      accouchement prématuré, naissance d'un enfant mort-né, malformations et retard dans le développement physique
      et psychologique. Ces différentes manifestations portent le nom de "syndrome d'alcoolisme foetal".

      On considère que le syndrome d'alcoolisme foetal représente la troisième cause de retard mental congénital et est
      à l'origine d'un tiers des naissances prématurées.   





Quelle aide spécifique ?
     
      Quel est le moteur de la consommation féminine ? Il est important de souligner le rôle de la dépression et de la
      solitude qui poussent la femme à trouver refuge dans l'alcool. Près de 80% des femmes mettent en relation leur
      alcoolisme avec des problèmes psychoaffectifs. Leur consommation est moins motivée que celle des hommes par
      l'envie de faire la fête et elles connaissent moins de périodes conviviales et gaies avec l'alcool. L'image sociale de
      l'alcoolisme féminin étant négative, boire pour faire face aux problèmes devient un "choix" douloureux chez la
      femme. L'anxiété, la dépression et la solitude se retrouvent chez la majorité des femmes alcooliques
      Près de 50% des femmes alcooliques ont fait au moins une tentative de suicide.

      Une femme qui consulte pour un problème d'alcoolisation a besoin, plus encore que l'homme, d'une aide pour
      reconstruire une image de soi abîmée par la dépendance. Cette image négative est souvent maintenue par un
      entourage très critique vis-à-vis de ses alcoolisations. "Une femme ne peut pas boire", "une femme qui boit trop
      c'est moche !", "un homme qui boit, c'est pas beau mais alors une femme..." sont des phrases qu'on entend souvent.
      La famille exprime fréquemment un sentiment de honte plus intense que pour un homme.
      De plus, l'impact familial d'une femme qui boit est perçu comme plus important que pour l'homme.
      La vie familiale en est fortement influencée.

 
 
 
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